EXPOSITIONS-INTERVENTIONS

Expositions : « 412 m2 » d’art miniatures », Ateliers Muniz, Anglet Carmel de Montauban
Hall d’exposition DDE, Montauban Hall d’exposition de la gare, Angers Festival européen pour la paix, Urt, Pays Basque Objectif nu, Atelier Muniz, Anglet, Epo-concours, Irun, Espagne.

Interventions
Festival de rue « les accroches-cœurs », Angers
Festival Bars-bars, Montaigu de Vendée
Arha, édition 2005, Saint Jean-de-Luz
« Sories artistes », les halles, Biarritz
Ma référence « l’art reste éternellement le même : l’art. C’est pourquoi il n’y a pas d’art nouveau. Il y a de nouveaux artistes ( …). Le nouvel artiste est et doit être d’une totale honnêteté envers lui-même. Il doit être créateur. Il doit être capable de bâtir, complètement seul, ses propres fondations, sans se reposer ni sur le passé, ni sur les traditions(..). Rien ne lui est plus opposé que les formules » Egon Schiele, Décembre 1909.


Stéphane Teulade/ Gran

Né à la Réunion
Métis d’une Boubonnaise et d’un Auvergnat
Bourlingue depuis la sortie du lycée
Direction la Métropole à St Rémy de Provence, Avignon, la côte d’azur puis le pays basque, le bastion rebelle, le terroir, la vie de ce coin de France aux 7 provinces libres pour qui veut bien l’écouter, le sentir, le toucher, le boire, le fêter ah…les fêtes de Bayonne !...Bref !

Appareil photo toujours en main pendant les trajets en stop, en train (aime particulièrement l’amosphère des gares), à pied.

Beaucoup de rencontres du troisième type(et son monde habilité comme le dit si bien « Le Prez »-carpe diem) vends ses photos à la presse, aux magazines diverses, crée un bureau de presse « KEM » (Klé en mains » au Pays Basque, suit une formation d’info-com (à la mode de chez vous) intègre comme pigiste et photographe indépendant diverses rédactions à Bayonne, Anglet, Cholet, Angers, Saumur, Paris…

Voyage en Norvège,Suède, Luxembourg, Europe et Espagne Poussé à l’expression picturale pour vomir intelligemment ma névrose par Monsieur Rosendo Li (exilé politique d’origine chilienne, peintre et dessinateur-affichiste) de Montauban, Franck Joyeux (peintre trompe-l’œil, vendeur de chichis, si, si !!). ET Muniz ((peintre vidéaste et photographe) entre autres depuis intégré depuis deux ans au groupe d’artistes « 412 m2 d’art » puis au mouvement Noitarugif » de Muniz surnommé « Le Curator » de l’atelier Revenu aux sources depuis cette année (mars 2006) pour échanger avec les miens.

Les toiles crient...par P. de Bollivier



Autre constante dans ses toiles : des visages d’enfants. Ce ne sont pas des portraits dit-il. Des apparitions. Des figures…défigurées, ré envisagées comme des masques, ou des présences fantomatiques, plus que comme des portraits. Comme dans sa première œuvre peinte en 2002, en hommage à Frank Joyeux, composée de collages de vieilles peintures, de vignettes, de patrons de couture trouvés dans une vieille valise dans la rue.
Le masque, le mensonge et la colère…et des autoportraits masqués en « Névropathe exacerbé et lucide. I might be wrong , comme une réflexion à haute voix, un aveu confidentiel de la part d’un homme à vif, un peu débordé par la complexité et la vacuité parfois des relations humaines. Des formes d’autoportraits en « bouquets de nerfs », déroute ou tendresse désarmante : Les monstres aussi ont un cœur quand ils offrent une fleur.
Un mot encore sur ses portes qui claquent et s’ouvrent sur l’envers de la peinture : préoccupation récurrente de Gran, qui peint souvent des deux cotés de la toile, transformant le tableau en objet tridimensionnel, annonciateur d’un engagement prochain dans un travail sur l’espace et en sculpture.

Dans cette cacophonie picturale, où les toiles crient (comme dans Expulsion, peinte à la Réunion en 2006, ou Mira la rana Negra, peinte en 2004), pleurent, chantent, explosent dans le bruit et la fureur : un silence. Je, non, dessin à la Cocteau, pensée écrite comme un murmure imperturbable et doux, quoique tâché de sang.

Ecriture et peinture par P. de Bollivier


Gran écrit souvent dans ses toiles. Des paroles, des chansons, par exemple, autour de jets de peinture qui fouettent, et la voix fantomatique de Brigitte Fontaine barricade la toile « Les roses de l’Europe sont le festin de Satan. Les sangliers sont lâchés.. ».
Derrière la grille des éclaboussures, des mots en anglais, dont on ne sait pas très bien s’ils apparaissent ou disparaissent, marquent l’espace comme un étroit passage entre l’être et le néant.
Des mots qui hurlent, murmurent, confessent. Et toujours disent l’impossible sérénité face à la réalité du monde. « Putain de gens » Larzanlo vice, « le crachat est permis », mon Ange est mon fantôme…

Les sources d'inspiration par P. de Bollivier




Les sources d’inspiration de Gran sont très variées. Il est amateur de musique (classique de préférence mais aussi jazz et rock), de poésie et de littérature, qui font jaillir des toiles comme le nu d’un faune, référence à la musique colorée de Debussy et à la poésie de Mallarmé, ou « la possibilité d’une île », controverse de la dernière rentrée littéraire. L’élection d’un pape donne lieu à des caricatures aux traits outranciers, Vaticination, I, II, III, Imbroglio papal, Space démontial épouvante selon saint jacques, qui montre une sorte de faune ébouriffé tenant une faux….Et ces croix récurrentes dans des toiles ou la stratégie du persiflage sonne comme une répartie spécialement élaborée par ce jeune créole baptisé, communié, et qui garde de l’autorité religieuse le souvenir de sentences aiguisées comme des couperets : « tu es tombé parce que tu n’as pas assez prié Dieu ». En face l’actualité toute aussi grave du monde des dessins animés : Titi explosé par Gros Minet. Ça n’arrive jamais, explique l’artiste, alors, il l’a immortalisé…